Comment les souris entrent dans les maisons québécoises l'hiver
Plus de 60 % des maisons québécoises ont des souris l'hiver. Comprendre par où elles entrent permet d'agir avant qu'elles n'établissent une colonie.

Quand les températures descendent sous 10 °C, des milliers de souris cherchent activement un abri chaud dans le Grand Montréal. Une souris adulte peut passer par un trou de la taille d'un crayon — environ 6 mm. C'est minuscule, et c'est partout dans une maison ordinaire.
Les points d'entrée les plus fréquents
Premier point chaud : les ouvertures pour les conduites de gaz, d'eau et d'électricité qui traversent la fondation. Avec le temps, le scellement original se craquelle. Deuxième : les portes de garage, particulièrement les coins inférieurs où le joint d'étanchéité s'use. Troisième : les conduits d'aération de la sécheuse et de la cuisine, surtout si les clapets ne ferment plus correctement.
Les signes précoces
Avant de voir une souris, vous remarquerez ses excréments — petits grains noirs en forme de riz dans les tiroirs, sous l'évier, derrière la cuisinière. Vous pouvez aussi entendre des bruits de grattage la nuit, particulièrement dans le plafond ou les murs creux. Une odeur d'urine forte dans un placard fermé est un autre indicateur.
Pourquoi le ménage ne suffit pas
On entend souvent que les souris « cherchent la saleté ». C'est faux. Elles cherchent la chaleur, l'eau et un point d'entrée. Une maison neuve impeccable peut être infestée si la fondation a une fissure ou si un conduit n'est pas scellé. C'est l'étanchéité du bâtiment qui compte, pas la propreté.
L'erreur classique : les pièges seuls
Acheter dix tapettes à souris au quincaillier et les disposer un peu partout est une approche qui élimine quelques individus mais n'arrête pas le flux. Pendant que vous en attrapez deux, dix autres entrent. Sans scellement professionnel des points d'entrée, le problème revient l'année suivante.
L'approche en deux phases
Une intervention professionnelle se fait toujours en deux temps : d'abord élimination de la population existante (stations d'appâts sécurisées, pièges stratégiques), puis diagnostic d'exclusion — inspection minutieuse de l'extérieur, identification précise et marquage de chaque point d'entrée supérieur à 6 mm. Vous repartez avec un rapport détaillé et la liste exacte des matériaux à utiliser (laine d'acier, mortier, calfeutrage spécialisé) — vous colmatez vous-même ou avec votre entrepreneur. C'est ce duo élimination + diagnostic qui empêche le retour.
